A l’aube de ses yeux, Serg Péhaisse

Serg Péhaisse est un écrivain et poète indépendant. Après avoir participé au Projet Libertaire, il se lance dans un tout nouveau projet auto-édité : partager la poésie par le biais des livres mais aussi de la musique, de vidéos, etc. A l’aube de ses yeux fait suite à La promesse, prélude de L’épopée poétique. Il est également l’auteur des Voix extérieures que j’ai chroniqué il y a quelques temps.


Titre : A l’aube de ses yeux (deuxième volet de l’Epopée poétique)
Auteur : Serg Péhaisse
Maison d’édition : auto-édité
Date de sortie : 10 septembre 2021
Nombre de pages : 140

Résumé :
Certains prétendent que l’amour est infini, qu’il est éternel et qu’il ne peut mourir que si nous le laissons s’éteindre.
Je pense que toutes les lumières s’éteignent un jour et l’amour est éphémère, comme tant d’autres lumières.
Bien qu’il subsiste dans nos pensées, lorsqu’il revient accompagné de toutes les émotions qui lui permettent de vivre, nous prétendons qu’il existe encore.
J’aime à dire que nous gardons son empreinte dans notre esprit et c’est bien pour cela que nous ne cessons jamais de le chercher.
Ce recueil parle d’amour, mais pas seulement.


Et c’est une nouvelle fois que Serg Péhaisse nous montre tout son talent dans ce nouveau recueil. A chaque lecture, je me dis que le nouveau est encore mieux que le précédent. C’est un livre accessible pour chacun de nous car son thème, l’amour, est universel. C’est quelque chose que tout le monde connaît ou a connu, d’une manière ou d’une autre. On peut le retrouver aussi bien dans un couple, dans les amis, dans la famille. De plus, le recueil est facile à comprendre, les personnes s’initiant à la poésie pourront aisément le lire. Une fois encore, l’auteur nous prouve son désir de rendre la poésie accessible à tous, de par sa plume et ses projets.

L’introduction du recueil est originale. Elle dénote des poèmes en vers car celle-ci est en prose. L’auteur aborde plusieurs formes de la poésie avec une plume toujours aussi poétique, voire plus. Si vous avez lu mes autres chroniques sur les œuvres de Serg, vous devez donc savoir que ce que je reprochais majoritairement était le rythme des poèmes, à savoir des rimes croisées, qui ne changeait pas durant tout le recueil. Ici, les rimes ne changent pas, mais les mots sont excellemment bien maniés pour que ça ne saute pas aux yeux. Ce rythme inchangé n’a pas du tout alourdi le recueil. Il a été très agréable à lire, même d’une seule traite, ce qui peut parfois être répétitif. De plus, je trouve le titre particulièrement beau.

Encore une fois, on sent tout le travail et les émotions que l’auteur a mis dedans. Lire ce recueil a été une bouffée d’émotion, il est magnifique et émouvant. On peut facilement se reconnaître dans certains poèmes, voire tous. Je crois bien que c’est mon recueil préféré de cet auteur. Oui, je dis ceci à chaque nouveau recueil que je lis de lui mais il s’améliore beaucoup entre chaque recueil. Je vous laisse juger avec ce petit extrait.

Extrait de La Cathédrale

Il pleuvait et j’étais à vélo, je ne savais pas
vraiment où j’allais. Avant de partir, je leur
avais dit : « Je vais me promener ».

J’avais besoin de guérir, alors, je pédalais en
me remémorant son visage, nos discussions.
Il n’y en avait pas assez, il n’y en avait jamais
assez.

Je l’imaginais dans les rues froides de la ville
où elle habitait, éclairée par les rayons du
soleil qui semblait parfois absent.

Qu’est-ce que ça faisait de moi ?
Comment ai-je pu m’attacher aussi
rapidement ?

Je n’en avais aucune idée et je n’en ai toujours
pas. Certaines choses ne s’expliquent pas, il
suffit de les accepter telles quelles sont.

Alors, je continuais à pédaler en direction du
centre-ville. J’empruntais les pistes cyclables
qui longeaient le long d’un canal me séparant
de l’autoroute où les vrombissements des
véhicules venaient déranger le souffle du vent
qui semait des feuilles mortes à travers les
arbres aux bourgeons naissant.
Je rejoignais les rails du tram marqués à partir
de bombes fluo par les techniciens masqués
dont les manteaux reflétaient la couleur
blanchâtre du ciel humide.

C’était une excellente lecture que je recommanderai à quiconque veut se lancer dans la poésie contemporaine ou découvrir quelque chose de nouveau, un nouvel auteur à talent. Un recueil émouvant !

Le compte Instagram de l’auteur ici et son site internet ici ! Pour acheter le recueil, rendez-vous ici !

Un petit rappel sur l’Epopée poétique :
L’épopée poétique c’est un projet qui rassemble plusieurs artistes autour de la poésie. Serg a pour but de promouvoir l’art de la poésie de plusieurs manières. On a par exemple son recueil La promesse, le prélude de L’épopée, mais on a aussi les vidéos avec de la musique et le poème en sous-titres, les textes interactifs, etc. Tous les moyens sont bons pour redonner goût à la poésie !

Je remercie Serg pour la confiance qu’il place en moi depuis le début 🙂

Publié par Takou

Jeune chroniqueuse littéraire, je dévore les livres comme des petits pains chauds.

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